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Budget 2026 : le volet dépenses rejeté, la France au bord du blocage historique !

La situation budgétaire en France devient critique. Ce samedi 10 janvier 2026, les députés de la commission des finances ont une nouvelle fois rejeté la partie « dépenses » du budget de l’État, après avoir refusé la partie « recettes » la veille.

Ce vote plonge le gouvernement dans une impasse alors que la France doit absolument adopter un budget avant la fin du mois pour maintenir le déficit sous la barre symbolique des 5 % et renforcer les crédits de la défense.

Une commission marquée par l’absentéisme et la division

Les groupes Rassemblement national (RN), La France insoumise (LFI), Écologiste et social et Droite républicaine ont voté contre, tandis que le PS, Les Démocrates et Renaissance se sont abstenus. Plusieurs groupes, dont Horizons et la Gauche démocrate et républicaine, étaient absents lors du vote, révélant un profond désintérêt ou un désaccord latent sur ce budget.

Le débat en commission, purement consultatif, n’a pas permis d’imaginer un compromis possible entre le gouvernement et le PS, même dans l’hypothèse d’un recours à l’article 49.3 ou à une ordonnance « négociée ».

Le « rabot général » rejeté

Le rapporteur général Philippe Juvin (Les Républicains) avait proposé une réduction générale des crédits de toutes les missions, sauf les fonctions régaliennes, pour économiser environ 6,2 milliards d’euros.

Mais cette mesure a été largement rejetée, notamment sur les missions prioritaires pour le PS comme l’éducation et l’écologie. En tout, onze missions, dont la santé, le sport ou l’action extérieure de l’État, ont été rejetées.

Déficit creusé et tensions sociales

En reprenant la version du Sénat et les amendements adoptés, les députés ont augmenté les dépenses de 6,8 milliards d’euros, portant le déficit à 5,4 % contre 5,3 % pour la version sénatoriale. Une situation qui complique sérieusement la tâche du gouvernement, qui doit maintenant jongler entre contrôle du déficit et réponses aux revendications sociales.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu est également sous pression après l’annonce d’aides supplémentaires aux agriculteurs. Dans un courrier adressé aux syndicats, il précise que les 300 millions d’euros promis « ne pourront entrer pleinement en vigueur qu’en cas d’adoption du budget par le Parlement ».

Une fin de mois sous haute tension

Le gouvernement doit désormais faire face à deux motions de censure, déposées par LFI et le RN, en réaction au traité Union européenne-Mercosur, très contesté par les agriculteurs français. La route vers l’adoption du budget 2026 s’annonce donc plus étroite que jamais, et chaque jour qui passe renforce le risque d’un blocage historique à l’Assemblée nationale.

La France entre dans une semaine décisive : le débat à l’Hémicycle commencera mardi et pourrait durer jusqu’au 23 janvier. Le suspense est total, et le pays retient son souffle : le budget pourra-t-il être adopté à temps ? Ou faudra-t-il envisager des mesures exceptionnelles pour éviter une crise financière majeure ?

Julien Varnel

Journaliste économique, partage depuis plusieurs années des analyses approfondies sur les thématiques d’investissement, de fiscalité et de retraite. Son objectif : rendre l’information économique fiable, pédagogique et accessible à tous les lecteurs soucieux de mieux gérer leur patrimoine.

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