Des centaines de passagers transportés… par un faux pilote sur des airbus a320 : comment un simple copilote est devenu commandant de bord

Vous pensiez monter dans un avion en toute confiance, aux mains d’un commandant de bord qualifié ? Ce pourrait ne pas avoir été toujours le cas.
Une enquête interne révèle qu’un pilote, engagé par la compagnie lituanienne Avion Express, aurait occupé le poste de commandant de bord sur des Airbus A320 sans disposer des qualifications requises — ses certificats ayant été falsifiés.
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Une fausse qualification à bord d’un Airbus
Selon les premières investigations, l’homme en question, ancien copilote chez Garuda Indonesia, aurait trompé son employeur en présentant des documents falsifiés pour obtenir un poste de commandant de bord.

Travaillant pour Avion Express, spécialisé dans la location d’avions et d’équipages (wet-lease) à d’autres compagnies en Europe, il aurait effectué plusieurs vols à travers le continent.
La compagnie a confirmé qu’elle a récemment été informée d’informations « non vérifiées » concernant son expérience et a ouvert une enquête interne. En attendant les résultats, le pilote est suspendu depuis cet été.
Des documents falsifiés, des vols effectués
D’après les éléments recueillis, l’individu n’aurait jamais suivi la formation complète ou obtenu la qualification pour devenir commandant de bord. Pourtant, il aurait pris les commandes d’avions de ligne opérant sous la bannière de l’A320.

Cette situation inquiète : comment un tel manquement aux contrôles a-t-il pu passer ? Dans ce type de flotte sous contrat (wet-lease), les équipages peuvent être mis à disposition de plusieurs compagnies partenaires, ce qui rend les vérifications plus complexes.
La compagnie concernée assure que ses procédures respectent les normes mais admet que des « informations non vérifiées » ont été portées à sa connaissance.
Quelles conséquences pour les passagers et le secteur ?
L’affaire soulève de sérieuses questions de sécurité : un pilote non qualifié peut potentiellement compromettre la sécurité des vols, même si aucun incident grave n’a encore été publiquement attribué à cette affaire.
Le risque est réel et la confiance des passagers ébranlée. Pour la compagnie et les partenaires concernés, la gestion de la crise est essentielle : renforcer les contrôles, vérifier les antécédents des pilotes, s’assurer que tous les certificats sont bien authentiques. Dans ce contexte, le maintien de standards élevés est indispensable dans un secteur aussi sensible que l’aviation.
Les défis pour un secteur à haute sécurité
Le modèle de flotte en wet-lease, comme celui d’Avion Express, impose des chaînes d’équipage souvent internationales, avec des risques accrus de dérives.
Les compagnies doivent veiller à l’authenticité des licences, des heures de vol et de l’expérience de leurs équipages.
La révélation de ce type d’affaire peut conduire à une perte de confiance générale envers l’industrie aérienne.
Tableau : éléments clés de l’affaire
| Élément | Détail |
|---|---|
| Poste occupé | Commandant de bord sur Airbus A320 |
| Qualification réelle | Ancien copilote, sans diplôme complet de commandant |
| Type de falsification | Documents de vol et certificats professionnels |
| Employeur | Avion Express (compagnie lituanienne, flotte A320/A321) |
| Statut actuel | Enquête interne ouverte, pilote suspendu |
| Impact potentiel | Perte de confiance, enjeu de sécurité majeur |
Cette affaire « à noter » dans le secteur aérien met en lumière un maillon critique : la vérification des qualifications des pilotes.
Alors que la sécurité aérienne est l’un des domaines les plus fortement régulés, l’existence d’un pilote en fonction sans certification complète montre que l’attention doit rester maximale.



