Guerre contre l’Iran : Donald Trump accueille les premiers cercueils américains, escalade totale au Moyen-Orient

Ce samedi 7 mars 2026 marque un tournant tragique dans le conflit qui embrase le Moyen-Orient depuis neuf jours. Le président américain Donald Trump a présidé le retour des premières dépouilles de soldats tués, tandis que l’Iran et ses alliés multiplient les frappes contre Israël et les pays du Golfe.
Dover : Le salut militaire de Trump aux réservistes tués
C’est sur le tarmac de la base aérienne de Dover, dans le Delaware, que le président Donald Trump a accueilli les cercueils des six premiers militaires américains tombés au combat contre l’Iran.
Avec sa casquette « USA », le dirigeant a salué individuellement chaque dépouille couverte du drapeau étoilé. Ces soldats, des réservistes basés dans l’Iowa, avaient été déployés au Koweït au début de l’offensive.
Lors de son retour vers Miami à bord d’Air Force One, Donald Trump a jeté un nouveau pavé dans la mare en évoquant, pour la première fois, l’envoi futur de troupes au sol en Iran pour sécuriser les stocks d’uranium enrichi. « Ce serait formidable. C’est quelque chose que nous pourrions faire plus tard », a-t-il déclaré aux journalistes.
Pluie de missiles sur le Golfe et Israël
Ce dimanche matin, la tension est montée d’un cran avec une série d’attaques coordonnées :
- Émirats Arabes Unis et Koweït : les deux pays ont annoncé subir des attaques massives de drones et de missiles iraniens. Des interceptions ont eu lieu au-dessus de Dubaï (faisant un mort) et de l’aéroport international de Koweït.
- Israël : Les sirènes ont hurlé dans tout le nord du pays, notamment à Haïfa. Tsahal affirme avoir intercepté la majorité des missiles tirés directement depuis le territoire iranien.
- Irak et Norvège : L’ambassade des États-Unis à Bagdad a été visée par des roquettes, tandis qu’une explosion mystérieuse a retenti près de l’ambassade américaine à Oslo.
Vers une « guerre intense » de six mois ?
Côté iranien, le ton est à la défiance. Les Gardiens de la Révolution ont affirmé ce dimanche être capables de tenir « au moins six mois de guerre intense » au rythme actuel. En réponse, Benyamin Netanyahou a promis de continuer à frapper avec « toute sa force » pour « éradiquer le régime », affirmant que 3 400 frappes ont déjà été menées en Iran depuis le 28 février.
La diplomatie dans l’impasse
Pendant que la Turquie met en garde contre un scénario de guerre civile en Iran, la Chine, par la voix de son ministre Wang Yi, déplore une guerre qui « n’aurait jamais dû avoir lieu ».
À Téhéran, l’incertitude plane également sur la succession du Guide Suprême, avec une réunion de l’Assemblée des Experts attendue sous 24 heures.



