Mort de Quentin Deranque : La police annonce avoir arrêté tous les suspects ce mercredi 4 mars.

Deux nouvelles arrestations ce 4 mars.Deux hommes, âgés de 22 et 26 ans, ont été interpellés ce mercredi matin. L’un a été appréhendé dans la région lyonnaise et le second dans le département de l’Aube.
Leur profil : Selon des sources policières, ils sont soupçonnés d’avoir participé directement au passage à tabac du jeune militant.
L’avancée de l’enquête : Une source proche du dossier a précisé à l’AFP : « On pense désormais avoir tous ceux qui ont participé directement aux coups portés à Quentin Deranque. »
Rappel des faits : un déchaînement de violence
Le drame s’est noué le 12 février 2026 à Lyon, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Le contexte : Quentin Deranque était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis, présentes pour protester contre l’événement.
L’agression : Le jeune homme a été pris à partie rue Victor-Lagrange par un groupe d’individus cagoulés. Roué de coups alors qu’il était au sol, il a succombé à un grave traumatisme crânien deux jours plus tard, le 14 février.
Le profil des suspects et les liens politiques
Au total, 13 personnes sont désormais mises en cause dans cette affaire. Le profil des suspects place le dossier au cœur des tensions entre l’ultragauche et l’ultradroite lyonnaise :
La Jeune Garde : La majorité des mis en examen sont présentés comme des membres ou des proches de la Jeune Garde, un mouvement antifasciste fondé par le député LFI Raphaël Arnault.
Dissolution : Pour rappel, le groupement avait été officiellement dissous par décret le 12 juin 2025, mais les autorités soupçonnent une « reconstitution de ligue dissoute ».
Collaborateurs parlementaires : Parmi les suspects déjà écroués, deux occupaient des fonctions de collaborateurs pour le député Raphaël Arnault au moment des faits.
État des mises en examen (au 4 mars) :
| Chef d’accusation | Nombre de suspects |
| Homicide volontaire | 8 (incluant les deux arrestations du jour) |
| Complicité / Aide à la fuite | 5 |
Une affaire hautement politique
La mort de Quentin Deranque a déclenché une vague d’indignations et de polémiques au sommet de l’État :
Hommage national : Une minute de silence a été observée à l’Assemblée nationale, provoquant des débats houleux sur la légitimation des militants d’extrême droite.
Pression sur LFI : Le gouvernement a exhorté La France Insoumise à « faire le ménage » dans ses rangs, pointant du doigt les liens entre certains élus et les mouvances antifascistes violentes.



