Réduire ses impôts en 2026 : ces revenus que le fisc ne touche pas (ou presque)

L’année 2026 s’ouvre dans un climat d’incertitude fiscale. Entre inflation persistante, budget adopté au forceps et aides sociales gelées, beaucoup de Français se demandent à quelle sauce ils vont être mangés. Les impôts vont-ils augmenter ? Difficile de répondre de façon tranchée.
Une chose est sûre en revanche : tous les revenus ne sont pas logés à la même enseigne face au fisc. Certains échappent totalement à l’impôt, d’autres seulement en partie. Encore faut-il les connaître pour éviter de payer plus que nécessaire.
Des revenus du travail largement exonérés… sous conditions
Contrairement aux idées reçues, le salaire n’est pas toujours intégralement imposable. Plusieurs dispositifs permettent d’alléger, voire d’annuler, la facture fiscale.
C’est notamment le cas des heures supplémentaires et des RTT monétisés, exonérés d’impôt dans la limite de 7 500 euros par an.
Les apprentis et les stagiaires bénéficient également d’un régime favorable : leurs revenus sont exonérés jusqu’au montant du Smic annuel brut (21 622 euros en 2025).
Quant aux étudiants de moins de 26 ans, ils profitent d’une exonération spécifique de 5 405 euros sur les revenus tirés d’une activité exercée pendant leurs études.
Certaines primes et compléments de rémunération passent aussi entre les mailles du filet fiscal, comme la prime de partage de la valeur (PPV) ou encore les pourboires, sous conditions de revenus.
L’épargne salariale, lorsqu’elle est placée sur un PEE ou un Perco, reste également hors champ de l’impôt sur le revenu.
Aides sociales, épargne, pensions : ce qui n’est pas à déclarer
Les prestations sociales constituent l’un des piliers des revenus non imposables. Les allocations familiales, RSA, APL, prime d’activité, AAH ou encore Aspa ne doivent pas être intégrées à la déclaration de revenus.
Même logique pour l’épargne réglementée : Livret A, LEP, LDDS génèrent des intérêts totalement exonérés d’impôt.
Du côté des retraités, les plus modestes sont également protégés. Les pensions inférieures à 4 023,51 euros, certaines pensions d’invalidité ou encore la retraite du combattant échappent à l’impôt. Les gains issus des jeux d’argent ne sont pas non plus imposables, sauf pour les joueurs professionnels dont il s’agit de l’activité principale.
À retenir parmi les revenus non imposables les plus courants :
- Allocations familiales, RSA, APL, prime d’activité
- Intérêts du Livret A, LEP, LDDS
- Heures supplémentaires (dans la limite de 7 500 €)
- Salaires des apprentis et stages jusqu’au Smic
- Gains aux jeux d’argent (hors joueurs pros)
Budget 2026 : une baisse d’impôt… très relative
Adopté le 2 février via le 49-3, le budget 2026 acte finalement une revalorisation de 0,9 % du barème de l’impôt sur le revenu, indexée sur l’inflation. Une mesure qui évite le gel redouté et empêche l’entrée dans l’impôt de près de 200 000 foyers supplémentaires.
« La France a enfin un budget » : après des mois de tensions, le budget 2026 définitivement adopté https://t.co/IjwruDysOK
— Francenews (@Francenewsp) February 2, 2026
Concrètement, le seuil de revenu mensuel à ne pas dépasser pour rester non imposable atteint désormais 1 662,50 euros nets pour une personne seule. Un célibataire gagnant 35 000 euros nets par an économisera environ 61 euros d’impôt sur l’année. Une somme modeste, mais symbolique dans un contexte tendu.
Je ne vais pas devenir riche avec 60 euros de moins d’impôts, mais avec les prix qui augmentent partout, c’est toujours ça de pris », témoigne Karim, 38 ans, salarié dans le privé.
Le revers de la médaille : aides gelées et fiscalité plus lourde sur l’épargne
Si l’impôt recule légèrement, les prestations sociales restent figées au niveau de 2025. Aucune revalorisation pour le RSA, les allocations familiales ou les APL, malgré une inflation toujours présente.
Une décision qui rogne mécaniquement le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes.
Autre point de vigilance : les détenteurs d’un Plan d’épargne retraite (PER). Depuis janvier 2026, la CSG sur les revenus du capital est passée de 9,2 % à 10,6 %, portant les prélèvements sociaux à 18,6 % sur les gains au moment de la sortie.
De quoi réduire l’intérêt fiscal du dispositif pour certains épargnants.



