Tarif réglementé d’EDF : 20 millions de foyers impactés en France dès février 2026

Le tarif réglementé de vente de l’électricité (TRVE), encore souscrit par près de 20 millions de foyers en France, s’apprête à connaître plusieurs évolutions majeures début 2026.
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a dévoilé les grandes lignes du futur mécanisme, avec un objectif clair : adapter les tarifs aux réalités du marché tout en orientant davantage les consommateurs vers les heures creuses.
À noter : ces changements interviennent dans un contexte où disparaît l’ARENH, un pilier historique du système énergétique français.
Heures creuses : une option de plus en plus encouragée
La CRE souhaite rendre l’option heures pleines / heures creuses plus attractive qu’aujourd’hui. Dès février 2026, la méthode de calcul des options « Base » et « HP/HC » sera revue pour mieux valoriser la consommation décalée en heures creuses.
Objectif affiché : inciter les utilisateurs capables de déplacer une partie de leur consommation (chauffe-eau, gros appareils, recharge électrique) à basculer vers cette option.
Important : la CRE affirme que les clients qui restent en option Base ne devraient pas voir leur facture bondir de façon significative.
Autre avancée notable : les compteurs 3 kVA pourront eux aussi bénéficier des heures creuses à partir d’août 2026, ce qui n’était pas possible jusqu’à présent.

Attention toutefois : cette ouverture n’est pertinente que si la consommation peut réellement être déplacée sur les plages creuses.
La fin de l’ARENH : un coût d’approvisionnement plus élevé
La grande transformation de 2026 repose sur la disparition de l’ARENH, qui permettait aux fournisseurs — dont EDF — d’acheter une partie de l’électricité nucléaire à prix fixe (42 €/MWh).
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Dès 2026, 100 % de l’approvisionnement du TRVE se fera au prix des marchés, contre un peu plus de la moitié aujourd’hui.
Conséquence directe :
- augmentation du recours aux marchés à terme,
- hausse des frais d’approvisionnement exposés à la volatilité,
- répercussions possibles sur les tarifs réglementés et les offres indexées.
À noter : même si les prix de gros restent orientés à la baisse, la disparition d’un prix plancher stable rend le calcul du tarif plus sensible aux fluctuations du marché.
CEE : des coûts en hausse pour la nouvelle période 2026
La composante « CEE » (Certificats d’économies d’énergie), intégrée dans le TRVE via les coûts de commercialisation, devrait également augmenter en 2026.
La sixième période du dispositif débute l’an prochain et prévoit une obligation renforcée d’économies d’énergie pour les fournisseurs, qui se traduit mécaniquement par un coût plus élevé.
Liste des impacts annoncés :
- hausse déjà visible dans les TRVE de février 2025 (+10,1 % HT sur la brique CEE),
- nouvelle revalorisation prévue en février 2026,
- augmentation progressive liée à la demande croissante de certificats.
Important : ces coûts, payés par les fournisseurs, sont in fine intégrés dans les factures des consommateurs.
Faut-il s’attendre à une hausse du TRVE en 2026 ?
La CRE et les pouvoirs publics évoquaient ces dernières semaines une relative stabilité du TRVE en 2026, en raison de prix de gros orientés à la baisse.
Mais la combinaison de plusieurs facteurs — fin de l’ARENH, évolution du calcul Base/Heures Creuses, hausse des CEE — pourrait rendre l’évolution plus complexe à anticiper.
À cela s’ajoute un autre élément clé : les taxes, qui représentent près d’un tiers de la facture d’électricité. L’accise sur l’électricité, notamment, sera fixée dans la loi de finances actuellement en discussion. Attention : une variation même marginale peut modifier le tarif final sur la facture.



