AAH : un changement majeur arrive en 2026… êtes-vous concerné ?

Le débat sur le budget 2026 avait créé une forte inquiétude : le gouvernement envisageait de geler plusieurs aides sociales, dont l’allocation aux adultes handicapés. Un gel qui aurait laissé l’AAH au niveau de 2025 malgré une inflation annoncée d’au moins 1 %.

Mais après un vote très net à l’Assemblée le 12 novembre 2025 — 308 voix contre 99 — cette mesure a été abandonnée. Les bénéficiaires peuvent donc souffler : l’AAH sera bien revalorisée au 1er avril 2026. Une décision qui évite une perte de pouvoir d’achat pour les personnes handicapées les plus fragiles.

Une revalorisation confirmée pour avril 2026
Chaque année, l’AAH évolue au rythme des prix constatés entre janvier et février. Le mécanisme est désormais bien connu, mais il avait été mis sous tension par le projet de gel porté dans le cadre du budget.
🔴 La droite sénatoriale rétablit le gel des retraites et des prestations sociales que les député·e·s avaient supprimé.
Elle préfère imposer les plus fragiles que les revenus du capital.
Ce n’est pas notre vision de la solidarité nationale. pic.twitter.com/G6YXeYTILI— Sénatrices et sénateurs socialistes 🇪🇺 (@senateursPS) November 20, 2025
L’annulation de cette mesure garantit le retour au fonctionnement habituel : l’allocation suivra l’inflation.
À noter que la Commission des comptes de la Sécurité sociale anticipe une hausse modérée, autour de 0,9 %, en raison de la poursuite de la désinflation. Ce chiffre reste provisoire, mais il donne une idée du mouvement à venir.
Vers un montant autour de 1 042 euros ?
Avec cette estimation de 0,9 %, le montant maximal de l’AAH pourrait atteindre un peu plus de 1 042 € en 2026.
C’est une progression limitée, mais qui préserve le niveau de vie des allocataires après une année marquée par plusieurs débats autour du financement des minima sociaux.
L’allocation reste fixée aujourd’hui à 1 033,32 €, après une hausse de 1,7 % intervenue en avril 2025.
Attention toutefois : le montant exact ne sera connu qu’une fois l’inflation de début d’année publiée.

Des montants qui varient selon la situation de chacun
Le montant perçu ne dépend pas uniquement du taux de revalorisation. Il évolue selon les revenus de l’allocataire, sa situation professionnelle, ou encore les périodes d’hospitalisation ou d’incarcération.
Une personne sans ressources perçoit l’AAH à taux plein, tandis que celles qui touchent une pension ou une rente reçoivent un complément destiné à atteindre le plafond maximal. En cas d’hospitalisation ou d’hébergement en établissement dépassant 60 jours, l’allocation peut être réduite à 30 %, sauf exceptions. Le même principe s’applique en cas d’incarcération.
Ces règles ne changent pas en 2026 : seule la base maximale évolue.
Durée d’attribution et aides complémentaires
La durée d’attribution de l’AAH reste fixée selon le niveau d’incapacité. Pour les personnes dont le taux atteint 80 % ou plus, l’allocation peut être accordée pour une période allant d’un an à dix ans, voire sans limite lorsque le handicap est reconnu comme permanent.
Entre 50 % et 79 %, la durée varie généralement de un à deux ans, avec une possibilité d’extension jusqu’à cinq ans lorsque la situation est stable et limite durablement l’accès à l’emploi.
Certains bénéficiaires peuvent également recevoir la Majoration pour la Vie Autonome. Cette aide de 104,77 € par mois vise à couvrir une partie des dépenses liées au handicap lorsque la personne vit dans un logement indépendant, n’a pas de revenu d’activité et perçoit l’AAH à taux plein.
Elle est versée automatiquement lorsque les conditions sont remplies. Le complément de ressources, lui, n’existe plus depuis 2019, même si les anciens bénéficiaires continuent de le toucher jusqu’à la fin de leur période de maintien.
Mise à jour 2026 : une allocation en phase avec l’inflation
Pour 2026, l’AAH suivra l’évolution des prix constatés en début d’année, assurant ainsi que les bénéficiaires ne perdent pas de pouvoir d’achat.
Avec une inflation anticipée autour de 0,9 %, le montant maximal de l’allocation pourrait atteindre environ 1 042 €, soit une progression modeste mais suffisante pour maintenir le niveau de vie des personnes handicapées.
Cette mise à jour confirme que le mécanisme de revalorisation automatique reste pleinement en vigueur et que seules les bases de calcul évoluent, sans modification des règles d’attribution ou des aides complémentaires.
Par ailleurs, d’autres aides sociales comme le RSA ou les allocations familiales pourraient également être revalorisées, renforçant le pouvoir d’achat des ménages concernés.
Les conditions spécifiques (situation familiale, hospitalisation ou hébergement prolongé, incarcération) restent inchangées, garantissant un soutien adapté aux bénéficiaires selon leur situation.


