CAF, RSA, APL : voici de combien les aides vont augmenter après l’adoption du budget 2026

Pendant plusieurs semaines, l’inquiétude a gagné des millions de foyers modestes. Dans un contexte de finances publiques sous tension, le gouvernement avait envisagé de geler les prestations sociales en 2026.
Une « année blanche » qui aurait figé les montants du RSA, des APL ou encore des allocations familiales. Finalement, sous la pression parlementaire, cette option a été abandonnée. Le budget 2026 prévoit bien une revalorisation des aides sociales, appliquée à partir du 1ᵉʳ avril.
Une hausse généralisée, calée sur l’inflation
Comme les retraites et le barème de l’impôt sur le revenu, les prestations versées par la CAF augmenteront de 0,9 %. L’objectif affiché est simple : éviter une perte de pouvoir d’achat face à la hausse des prix.
Dans les faits, cette revalorisation reste modérée et ne constitue pas un rattrapage, mais elle concerne un public très large.
Voici ce que cela change concrètement pour les principales aides :
- RSA : Personne seule : 652,33 € par mois contre 646,52 € auparavant ; Couple sans enfant : 978,50 € contre 969,78 €
- AAH : 1 042,62 € par mois (+9,30 €)
- Allocations familiales : hausse de 0,9 %, variable selon la composition du foyer
- APL : revalorisation identique, dépendant des revenus et de la zone de logement
La prime d’activité, grande gagnante du budget 2026
C’est la mesure sociale la plus marquante de l’année. Le budget prévoit une augmentation mensuelle de 50 euros de la prime d’activité, destinée aux travailleurs aux revenus modestes. Près de 3 millions de foyers sont concernés, notamment ceux dont le salaire se situe autour du SMIC.
« Avec cette hausse, je vais enfin pouvoir souffler un peu chaque mois. Ce n’est pas énorme, mais ça fait la différence quand on compte chaque dépense », témoigne Nadia, 34 ans, employée dans la grande distribution.
Selon les estimations de la CAF, un salarié célibataire payé autour de 1 500 € nets verrait sa prime passer d’environ 214 € à 264 € par mois, soit un complément de revenu significatif.
Une revalorisation utile, mais jugée insuffisante
Si le rejet du gel des prestations est accueilli comme un soulagement, de nombreuses associations restent critiques. Elles estiment que l’augmentation de 0,9 % ne compense pas totalement la hausse réelle des loyers, de l’énergie et de l’alimentation.
Le gouvernement, lui, défend un budget « équilibré », affirmant maintenir le cap du soutien aux plus fragiles sans aggraver le déficit. En 2026, les aides sociales augmentent donc bien… mais le débat sur leur niveau reste entier.


