Prime du 13e mois : montant, calcul, fiscalité… ce bonus de fin d’année que 5,5 millions de salariés attendent (et que d’autres n’auront jamais)

Chaque fin d’année, des millions de salariés du secteur privé en France attendent avec impatience le versement du fameux 13ᵉ mois, une prime qui agit comme une véritable bouffée d’oxygène pour le pouvoir d’achat avant les fêtes de Noël.
Pourtant, malgré sa popularité, ce complément de salaire n’est pas une obligation légale, mais un usage issu des conventions collectives ou des accords d’entreprise.
Qu’est-ce que le 13ᵉ mois ?
Le 13ᵉ mois n’apparaît nulle part dans le Code du travail comme une rémunération obligatoire, mais il est couramment intégré dans les contrats de travail ou les accords collectifs.
Lorsqu’il est prévu, il peut être versé à environ 5,5 millions de salariés du privé, généralement en décembre, parfois en novembre ou en janvier selon les pratiques de l’entreprise.
Contrairement à une prime exceptionnelle, le 13ᵉ mois est généralement considéré comme un complément de salaire stable, familiarisé aux salariés français comme un « douzième mois en plus ».
Comment est-il calculé ?
Le calcul du 13ᵉ mois dépend avant tout des textes qui le prévoient : contrat de travail, convention collective ou accord d’entreprise.
Modes de calcul courants
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Salaire de décembre : le montant correspond souvent à un mois de salaire brut, aligné sur la rémunération du mois de décembre.
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Moyenne annuelle : certaines conventions font la moyenne des salaires perçus sur l’année, et l’absence ou l’arrivée en cours d’année peut réduire le montant final.
- Prorata temporis : un salarié embauché ou présent partiellement sur l’année peut percevoir une somme calculée au prorata du temps travaillé.
Ce mode de calcul peut entraîner des disparités importantes d’un salarié à l’autre, notamment selon les absences, les congés maladie ou les embauches tardives en cours d’année.
Qui est concerné et à quel montant par le versement du 13e mois ⤵️ pic.twitter.com/CxRrk1kULL
— BFM (@BFMTV) December 28, 2025
Fiscalité et cotisations
Contrairement à certaines idées reçues, la prime du 13ᵉ mois n’est pas exonérée de cotisations de manière automatique.
Elle est intégrée à la rémunération brute du salarié, soumise aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu, comme n’importe quel autre élément de salaire.
Une pratique très répandue mais source d’inégalités
Le 13ᵉ mois est un enjeu social majeur pour les salariés du secteur privé, car il constitue une aide non négligeable au pouvoir d’achat en fin d’année. Selon des données récentes, une prime de 13ᵉ mois peut représenter en moyenne près de 2 800 € brut pour ceux qui en bénéficient, un montant significatif qui ne doit pas être négligé.
Cependant, cette pratique n’est pas uniforme dans toutes les professions :
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Les fonctionnaires et certains agents publics ou enseignants ne bénéficient généralement pas de cette prime, car elle n’est pas prévue par leur statut.
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Dans quelques secteurs du privé, seules certaines catégories de salariés ou niveaux hiérarchiques peuvent en bénéficier, lorsque les textes le permettent.
Cette disparité alimente des débats sur l’équité salariale, certains salariés estimant que le 13ᵉ mois renforce des inégalités de traitement au sein de la population active.
Actualité sociale 2025 : autres évolutions du paysage salarial
L’année 2025 a vu l’apparition d’autres dispositifs visant à compléter le pouvoir d’achat des salariés, notamment l’extension de la prime de partage de la valeur aux petites entreprises de moins de 50 salariés.
Cette prime, versée lorsque l’entreprise réalise de bons résultats, s’ajoute désormais à l’éventail des bonus possibles en France et peut s’accompagner du 13ᵉ mois ou s’en substituer selon les politiques internes.



