Épargne : le taux du livret A devrait poursuivre sa chute au 1er février 2026 !

L’époque des taux élevés pour l’épargne réglementée semble révolue. Après plusieurs baisses successives, la rémunération du Livret A (et par extension celle du LDDS) devrait connaître un nouveau coup de rabot majeur au 1er février 2026. Selon les projections économiques, le taux pourrait chuter à 1,5 % voire moins, une perspective qui inquiète les 56 millions de Français détenant ce produit d’épargne populaire.
La chute attendue : pourquoi 1,5 % ?
L’anticipation d’une nouvelle baisse du taux du Livret A s’explique par la mécanique de son calcul, encadrée par une formule qui réagit directement à l’évolution de la conjoncture économique.
Inflation atone : Le premier facteur est le recul de l’inflation (hors tabac). Après le pic des années précédentes, la hausse des prix est désormais contenue et devrait se situer autour de 1,03 % en fin d’année 2025. Une inflation faible tire mécaniquement le taux du Livret A vers le bas.
Baisse des taux bancaires (€STR) : Le second indicateur, les taux interbancaires à court terme (€STR), a également fortement reculé sous l’effet de la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE). Ces taux, qui servent de référence pour les banques, ont baissé et pourraient se stabiliser autour de 1,92 % en moyenne semestrielle.
La formule de calcul du Livret A prend la moyenne de ces deux éléments (inflation et €STR), ce qui aboutit, par application stricte de la règle, à un taux autour de 1,5 % pour l’échéance de février 2026 (le taux est ensuite arrondi au dixième de point le plus proche).
| Période | Taux du Livret A | Évolution |
| 1er août 2025 | 1,7 % | Baisse |
| 1er février 2026 (prévision) | 1,5 % | Nouvelle Baisse |
Un manque à gagner pour l’épargne de précaution
Si cette projection se concrétise, l’impact sur les rendements sera notable pour les épargnants.
Rendement annuel : Pour un Livret A rempli à son plafond (22 950 €), un taux de 1,5 % générerait environ 344 € d’intérêts annuels, soit près de 46 € de moins par an qu’au taux actuel de 1,7 %.
Les livrets jumeaux : Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), dont le taux est indexé sur celui du Livret A, suivra logiquement le même mouvement et passerait également à 1,5 %.
Quel avenir pour le LEP et l’intervention de Bercy ?
Cette tendance baissière soulève la question du rôle du gouvernement, qui peut toujours décider d’un « coup de pouce » politique pour maintenir un taux supérieur à celui dicté par la formule, afin de soutenir l’épargne des ménages.
Le placement qui pourrait en bénéficier est le Livret d’Épargne Populaire (LEP), réservé aux foyers les plus modestes. Bien que le LEP doive également baisser, le gouvernement a historiquement fait le choix de le maintenir à un niveau plus protecteur (actuellement 2,7 % après un coup de pouce cet été), et pourrait réitérer cette intervention pour limiter sa chute sous le seuil symbolique de 2 % en février 2026.
En conclusion, la baisse du taux du Livret A en 2026 est la conséquence directe d’une politique monétaire efficace contre l’inflation, mais elle pose aux épargnants la question de la rentabilité de leur épargne de précaution.
Au-delà du Livret A : investir dans l’économie française avec Bpifrance
Un contraste notable avec l’épargne réglementée est celui des produits d’investissement proposés par Bpifrance. Contrairement au Livret A qui est un placement sûr et liquide servant à financer le logement social, Bpifrance, en tant que banque publique d’investissement, s’adresse aux particuliers via des produits d’épargne qui financent directement l’économie réelle française.
💥 “Mobiliser l’épargne des Français.”
C’est la petite phrase de Sébastien Lecornu, nouveau pion de Macron.
👉 Traduction : ils veulent mettre la main sur ton argent.
Livret A, assurance-vie, dépôts bancaires… rien n’est hors de portée quand l’État est en faillite. Et tout le… pic.twitter.com/iRDtKWrtSg
— Planetes360 (@Planetes360) September 10, 2025
Ces produits, comme les fonds Bpifrance Entreprises ou le récent fonds Bpifrance Défense, permettent aux épargnants d’investir dès 500 € dans un portefeuille diversifié d’entreprises non cotées (start-ups, PME, ETI), en contrepartie d’un risque de perte en capital et d’une immobilisation des fonds sur le long terme.
Ces fonds constituent une alternative de placement plus risquée mais potentiellement plus rémunératrice que le Livret A, tout en offrant une démarche d’épargne citoyenne en faveur du tissu économique national.



